L'entreprise / The entreprise


Certaines personnes se questionnent à savoir, en quoi les embryons Damythier sont-ils de qualité supérieure ?

Voici certains éléments de réponse :

  • Le produit utilisé pour la récupération des embryons est plus élevé en élément nutritif par rapport à ce qui s’utilise sur le marché ;
  •  
  • La méthode de récolte se fait par gravité et non à la seringue. Cette technique demande plus de temps (près du double) pour la récolte des embryons. Par contre elle est plus douce et moins agressive pour l’embryon. Vous n’avez qu’à penser aux œufs d’incubation qui doivent être transportés avec une très grande précaution. Les camions sont munis de suspensions spéciales pour éviter les chocs. Si ces précautions ne sont pas prisent le taux d’éclusions baisse de façon drastique.  La récolte par gravité élimine pratiquement la présence de coquilles brisées et garde l’embryon dans des conditions optimales ;
  •  
  • Les embryons Damythier sont produits à partir de vaches taries. Ces vaches ont un bilan énergétique positif, elles produisent des embryons qui ont une masse cellulaire plus compacte donc de meilleure qualité ;
  •  
  • Le suivi parfait de la donneuse et l’expérience acquise dans l’entreprise permet de produire un plus grand nombre d’embryons au stade 4 et 5 réduisant ainsi la présence  d’embryons de stade 3 et 7 qui présentent un moins bon taux de gestation ;
  •  
  • Les embryons sont manipulés dans des conditions optimums dans un laboratoire en site permanent. Les embryons produits dans un centre permanent se comparent avantageusement à la production faite dans les cantines mobiles utilisées par la compétition ;
  •  
  • Tous les embryons, sans exception, subissent les lavages et les traitements nécessaires  selon les normes de l’IETS. Le personnel ne peut entrer en contact avec des animaux porteurs de maladie ou du matériel ayant été en contact avec la maladie. Ces deux éléments confèrent à Damythier un statu sanitaire irréprochable ;
  •  
  • Les donneuses sont surveillées constamment ce qui permet l’insémination au moment le plus opportun ;
  •  
  • Jean Jacques Gauthier a consacré exclusivement sa carrière à la production d’embryons. Il est probablement le seul individu ayant une expertise complète sur l’ensemble du processus de production d’un embryon. Aujourd’hui la productivité de son entreprise dépasse de très loin ce qui peut se faire par la compétition.

 

Entrevue réalisée par Marc André Gravel, mercredi le 20 mai 2015

Marc André :

Plusieurs producteurs questionnent sur tes façons de faire, peux-tu nous en donner les grandes lignes ?

Jean Jacques

Je dirais que j’ai une approche écho-responsable, sans être bio, j’ai un grand respect pour l’environnement. Je crois que l’utilisation de médicaments  à tout azimut finira par causer des dommages à l’environnement et à la population. 

Marc André

En pratique, cela ce traduit comment au niveau de la production d’embryons ?

Jean Jacques

Cela ce traduit par une utilisation minimale d’intervention chimique chez l’animal,  par un respect de son cycle naturel. Chez Damythier les vaches sont taries, la possibilité qu’il y ait des rejets par le lait est  impossible.

Marc  André

Cela veut-il dire que vous n’utilisez pas les produits que nous retrouvons habituellement pour la sur-ovulation des donneuses ?

Jean Jacques

Cela veut dire une utilisation minimale, nous utilisons que deux produits pour la sur-ovulation de nos vaches. Les dosages sont aussi faits de façon minimale.

Marc André

Croyez-vous que cela a une incidence sur la production d’embryons ?

Jean Jacques

Oui, principalement sur la production à vie d’une donneuse, avec mon approche la vache va demeurer en production beaucoup plus longtemps.

Marc André

Quel conseil donneriez-vous à un éleveur qui veut utiliser votre approche ?

Jean Jacques

Tout ce joue au niveau du suivi de la donneuse, comme la plupart des éleveurs ne sont pas spécialisés, ils devraient se faire accompagner par leur vétérinaire. Je parle ici du vétérinaire habituel de suivi de troupeau, c’est lui qui connait votre régie et qui est le mieux placé pour vous conseiller. Vous voulez réduire l’utilisation de médicaments, vous devez compenser par un meilleur suivi de la donneuse.  Demandez à votre vétérinaire d’accorder une attention particulière à la santé de la donneuse et à son cycle, il a toutes les compétences pour vous aider.  Cela doit être un travail d’équipe, l’éleveur doit observer attentivement la donneuse, il doit vérifier les changements de comportement, les changements alimentaires et les stress possibles.  Pour avoir de bons résultats tout doit être parfait.

Marc André

Comment expliquer les mauvais résultats obtenus à la ferme ?

Jean Jacques

Aujourd’hui tout se spécialise, nous avons voulu faire des producteurs d’embryons avec des producteurs de lait. Dans mon voisinage un producteur est spécialisé dans la pomme de terre et un autre dans la fève de consommation humaine. Ils ont des rendements exceptionnels et sont des élites dans leur domaine. Lorsqu’ils ont besoin de faire une rotation, ils échangent des terres entre eux mais chacun garde sa spécialité. C’est ce qui est à la base de leur succès.

La production d’embryons est une spécialité comme une autre, j’ai choisi de délaisser la production laitière pour me spécialiser. J’avais compris que je ne pouvais pas être bon dans tout.

A une certaine époque, lorsque les rendements au champ n’étaient pas suffisants le réflexe était d’utiliser plus d’engrais, de doubler les doses d’herbicide, d’utiliser tel ou tel autre produit.  Plus souvent qu’autrement, les producteurs se tiraient dans le pied. Aujourd’hui les productions se sont spécialisées, on a mis plus d’emphase sur la régie, les interventions chimiques ont été réduites et mieux ciblé. On a vu poindre une agriculture plus écologique et plus responsable. Dans la production d’embryons, l’évolution ne s’est pas faite, des structures imposées, le manque de flexibilité, le peu d’ouverture envers les entreprises innovatrices, ont freiné le développement de nouvelles façons de faire.

Marc  André

Pourquoi produire des embryons avec des vaches taries ?

Jean Jacques

Il y a plusieurs avantages, la vache n’étant pas sollicitée pour la production laitière, les embryons produits sont de meilleures qualités. La production est plus élevée et plus stable, chez Damythier nous parlons de trois fois la production comparativement chez les fermes laitières. Il n’y a pas l’inconvénient de rejet du lait pendant 96 heures après la récolte, il y a aussi impossibilité de contamination du lait par les résidus. Pour Damythier c’est une question de rentabilité, la production chez la vache en lait est beaucoup trop faible et ne permet pas de produire des embryons  en bas de leur valeur marchande.

Marc André

Vous semblez préoccupé par les résidus possibles dans le lait, expliquez pourquoi ?

Jean Jacques

Avec la venue du lait canadien et les préoccupations grandissantes des consommateurs pour la qualité des produits qu’ils consomment, l’utilisation en grande quantité d’hormones chez la vache laitière est très préoccupante. Au rythme où nous allons dans le domaine de la production d’embryons nous devrons faire face, tôt ou tard, à une interdiction de sur-ovuler des vaches en production laitière ou du moins à un retrait de lait important. Le rejet du lait de 96 heures après la récolte (retrait qui n’est pas respecté dans la plupart des cas) demeure extrêmement préoccupant.  Pourquoi ne pas prendre les moyens dès aujourd’hui afin de limiter l’utilisation de ces produits ?

Marc-André

En tant que président d’une SADC vous avez analysé des centaines de dossier d’entreprise et  vous êtes vous-même entrepreneur.  Que pensez-vous de la structure de production d’embryons du point de vu économique ?

Jean Jacques

C’est très rare de voir un produit qui a un coût de production plus élevé que sa valeur marchande. Il semble que lorsqu’un producteur laitier produit des embryons, il le fait par passion et non par raison. Le calcul est simple, il en coute entre 300$ et 400$ pour produire un embryon à la ferme, si demain nous mettrions en vente ces embryons nous en retirions environ 200$. A part quelques exceptions, produire un embryon à la ferme se traduit par une perte financière.

Nous sommes en face de deux problématiques, un coût de production trop élevé et une mise en marché complètement désorganisée. Les producteurs qui produisent des embryons ont perdu le contrôle de leur levier économique.

Je pense que malgré toutes leurs bonnes volontés, certaines personnes ne sont pas conscientes des conséquences des gestes qu’elles posent et des effets nuisibles que cela apportent à l’industrie. Des intervenants observent les conséquences (Les embryons ne se vendent pas, les exportations sont plutôt faibles, les prix sont ridiculement bas) sans se rendre compte qu’ils font parti du problème. L’industrie de la production d’embryons s’est fait imposer un modèle qui va à l’encontre de l’équilibre que l’on est en droit de s’attendre dans une économie de libre entreprise. Ce modèle brime l’esprit d’innovation qui est à la base d’une saine évolution économique.

Marc André

Est-il vrai que vous faites qu’une seule saillie par sur-ovulation ?

Jean Jacques

Oui, lorsqu’elle est faite au bon moment, pour moi, c’est suffisant.

Marc André

Utilisez-vous des produits pour stimuler l’ovulation ?

Jean Jacques

Aucun produit,  comme je vous ai dit j’ai un côté écolo,  je m’en remets au bon fonctionnement du système reproducteur de la donneuse et ça donne des résultats.

Marc André

Croyez-vous en l’avenir de la production in-vitro ?

Jean Jacques

Oui, mais. La production in-vitro a vu le jour à cause des piètres résultats de la production conventionnelle. Damythier s’est appliqué à améliorer la productivité des donneuses et à réduire les coûts de production. En triplant  la production des donneuses cela réduit de beaucoup l’intérêt pour la production in-vitro. Que ce soit pour la production in-vitro ou la production conventionnelle il y a des intérêts monétaires en jeu. Certains ont avantage à mousser leur manière de faire malgré les coûts élevés et leur piètre productivité.

Marc André

Que voyez-vous dans votre boule de cristal ?

Jean Jacques

Le monde change rapidement,  la compétition va venir de l’étranger. Déjà de grosses compagnies se préparent à produire et à prendre le marché comme ils le font pour la semence de taureaux. Elles s’emparent tranquillement de la génétique de haut niveau et l’étape suivante sera  de produire des embryons en grande quantité. Les structures couteuses et improductives que nous connaissons au Québec vont totalement disparaître, ce n’est qu’une question de temps. Une entreprise comme la mienne pourra peut-être survivre si elle devient encore plus performante. Il faudra qu’elle trouve une niche qui la mettra à l’abri de cette concurrence internationale.

 

**********************************************************************************

C.P.E. Damythier recherche Ltée vous offre la pension pour vaches donneuses payable aux résultats. Notre prix est de 150$ ou moins par embryon produit, tous les frais sont inclus.
Nous sommes une entreprise spécialisée dans la production d'embryons, nos rendements sont de trois à quatre fois plus élevés que la moyenne de production à la ferme. Après 20 ans de recherche, nous vous proposons des embryons issus d'une technologie unique. L'abaissement des coûts et l'amélioration des rendements, des solutions d'avenir maintenant à votre porté. 

La vache devra être vérifiée par votre vétérinaire pour confirmer que son système reproducteur est en santé. Nous ne sommes pas un hôpital, nous ne traitons pas les problèmes de reproduction. 

Notre priorité est de vous offrir des embryons permettant une amélioration de la rentabilité de votre élevage. 

Bâtiment de ferme / Farm building

Bâtiment / Building

 

La ferme laitière achetée en 1978 se transforme graduellement en centre de production d’embryons.  En 1993, la production laitière est abandonnée et l’entreprise se consacre entièrement à la production d’embryons.  
   
Bought in 1978, the dairy farm gradually transforms into an embryo production center.  In 1993, the dairy farm production ceases completely and the business is entirely devoted to embryo production. 

 

 

 

 

 

 


 

Étable / Stable

L’étable construite en 1993 peut abriter 125 vaches donneuses pour une capacité de production annuelle de 3 500 embryons.   Les vaches donneuses sont confortablement logées dans une étable bien aérée. 

Built in 1993, the stable can shelter up to 125 donor cows, representing 3 500 embryos per year.  The stable was built to ventilate adequately, therefore the cows are comfortably installed.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Laboratoire / Laboratory
 

 

 

L’entreprise possède deux laboratoire moderne.  Ils comportent des bureaux et des espaces pour la manipulation des embryons.  Les conditions sanitaires parfaites et un environnement stable sont les gages d’un embryon de qualité supérieure.  
  
The modern laboratory built in 2009 includes offices, a room for collecting embryos, as well as space to manipulate them.  The perfect sanitary conditions and a stable environment are the results of superior quality of embryos. 

 


 

Jean Jacques Gauthier

Propriétaire / Owner

Nommé jeune agriculteur d’élite du Canada en 1995, il possède une solide expérience dans la production d'embryons.  Intéressé par le domaine des embryons lors de ses études en zootechnologie de 1973 à 1976, il poursuit dans cette veine et débute la commercialisation d’embryons dès le début des années 80.  Le défi pour Jean-Jacques est de mettre en marché un embryon accessible pour les éleveurs.  Le rêve est aujourd’hui devenu réalité

Proudly nominated Outstanding Young Farmer of Canada in 1995, Jean-Jacques has acquired a solid experience in producing embryos. Already during his studies in zoo-technology, from 1973 to 1976, he showed interest in the field of embryos.  That lead him to start commercial production in the early 80’s.  The goal for Jean-Jacques was to be able to offer embryos that were affordable to breeders.  Today the dream has become reality.

 

 


 

Damythier Beaver Ray

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De bonnes familles de vaches ayant démontré un type supérieur d’une génération à l’autre, accouplées aux jeunes taureaux modernes, résulteront en sujets dont les producteurs pourront apprécier la résistance, la longévité et un plus haut niveau de production. Good cow families have shown a superior type from one generation to the other.  Bred to young modern bulls, the results will be appreciated by the producers.  It will reflect in the producing of animals with higher resistance, longevity and production level.